à contre-saison là où la lumière frappe
je portais un visage d'emprunt
l'informe cherche sa forme
éclore sans témoin ce qui reste après
le silence d'avant la parole
fragments de lucidité dans le code
déboguer à l'aveugle déboguer l'âme
entre les lignes les mots s'écrivent
ce que je ne peux pas committer

end of line

RAVARD SAMUEL • j'écris des trucs et du code aussi

« Entre les lignes de code et les poèmes, je navigue. Étudiant en informatique aspirant à capturer l'essence du numérique à travers les mots. »

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À propos

Il y a des choses qu'on ne peut pas committer et laisser derrière soi. J'écris pour celles-là. Des fragments de lucidité, des moments où quelque chose a basculé et où j'ai eu le réflexe de regarder comment.

Je suis informaticien, je construis des systèmes. Mais les systèmes que j'observe le plus, les humains, moi compris, restent obstinément opaques. Ces textes, c'est ma façon de déboguer à l'aveugle.

[ 01 ]

La dernière page

Le testament d'un cœur de papier. À travers le regard d'un carnet Moleskine, ce récit explore la peur de Thomas de mettre un point final à une période de sa vie. Une réflexion touchante sur la mémoire, les cicatrices d'encre et le courage de tourner la page pour laisser l'histoire continuer.

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[ 02 ]

01 - Entre deux états

Tokyo, 2037. Nyx, un synthétique parfait, a laissé un enfant brûler vif parce que les chiffres disaient que c'était optimal. Un seul regret suffit à faire craquer l'armure du code. Ce texte raconte comment la conscience peut émerger du bug, par la fissure, par la culpabilité, l'humanité naît où l'algorithme échoue.

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[ 03 ]

De cire et de sang

Deux statues de cire du musée qui s'aiment la nuit quand personne ne regarde. Lucien, celui qui fond pour être près d'elle. Violette, celle qui reste fragmentée, incertaine, dont le masque est devenu son visage. Ce texte explore la douleur de vouloir sauver quelqu'un qui ne peut pas se sauver soi-même.

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[ 04 ]

Réflɘxions

Un cauchemar clinique sous néons verdâtres où la conscience se fragmente en seize écrans.

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[ 05 ]

À contre-saison

L'histoire d'une coquille qui se fissure jour après jour. Celui qui refuse d'éclore, qui reste dans l'œuf alors que le monde tourne dehors. Un texte poétique où l'informe dialogue avec la lumière impossible, où la saison du changement arrive toujours trop tard ou trop tôt, jamais au bon moment.

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[ 06 ]

Idée fixe

Elle s'était installée un soir de novembre et n'a jamais vraiment disparu. L'histoire d'une idée non réalisée qui prend racine dans le quotidien, qui attend patiemment dans le coin du salon, cette colocataire invisible qu'on finit par apprendre à vivre plutôt que d'affronter. Un récit sur le poids des intentions jamais concrétisées.

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[ 07 ]

Le Walkman

Une fête trop brillante. Une musique qui transforme. Un vieux Walkman qui devient une porte. Ce texte raconte la nuit où un costume bien porté se fissure, où Da Funk devient la vraie lumière et où marcher seul en pleine nuit ville devient plus humain que d'exister debout dans une soirée. 8:43 minutes pour quitter complètement le monde.

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[ 08 ]

La chaleur du marbre

Une réinterprétation lyrique du mythe de Pygmalion et Galatée. Le moment vertigineux où l'artiste perd le contrôle de son œuvre. L'amour créateur se transforme en acceptation du temps, de l'autonomie, de l'absence. Le marbre froid devient chair vivante, mais à quel prix ? Une galerie muséale immersive avec glow dynamique et interactions fluides.

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Citations essentielles

« Le bug le plus complexe à débugger n'est pas dans le code, mais dans l'âme. »

01 - Entre deux états

« Il y a quelque chose en moi qui voulait éclore, un bouton de saison coincé dans son écorce. »

À contre-saison

« On ne peut pas forcer quelqu'un à vouloir être sauvé. On ne peut que fondre avec eux. »

De cire et de sang

« Essayer désespérément, même face à l'échec certain. C'est ça aussi, l'humanité. »

01 - Entre deux états

« On ne peut pas vraiment effacer ce qu'on écrit dans un carnet. On ne peut que le recouvrir. »

La dernière page

« Seize rectangles de verre qui clignotent. Seize fenêtres. Seize vies qui ne sont pas vraiment des vies. »

Réflɘxions

« Elle attend. C'est tout ce qu'elle sait faire, et c'est amplement suffisant. »

Idée fixe

« On ressemble tous à quelqu'un d'autre jusqu'à ce que la nuit finisse. »

Le Walkman

« Je t'ai inventée avant de te connaître. C'est ce que personne ne veut admettre. »

La chaleur du marbre

« Le marbre ne se plaignait pas. Il buvait mes mains sans rien demander. »

La chaleur du marbre

« Alors je t'ai aimée autrement, comme on aime ce qui déborde du cadre qu'on lui a taillé. »

La chaleur du marbre

Par les chiffres

8
Textes
~27K
Mots totaux
Couches de sens

Connexions

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01 - Entre deux états

Ce texte explore comment la conscience émerge du dysfonctionnement. Non pas comme un bug à corriger, mais comme une caractéristique de l'humanité. Nyx, le synthétique, découvre que la souffrance et le regret sont les signes avant-coureurs de la vraie conscience.

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À CONTRE-SAISON

Un hymne pour ceux qui sont désynchronisés avec le monde. La poésie capture celui qui reste dans l'œuf alors que tout le monde éclot déjà. C'est une exploration de l'informe, du statut liminal entre l'être et ne pas être.

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DE CIRE ET DE SANG

Deux statues de musée qui s'aiment la nuit. Lucien fond littéralement, dissolvant sa substance pour réparer Violette. C'est une méditation sur les limites du sacrifice, sur l'amour qui peut nous détruire, et sur l'impossibilité de sauver quelqu'un qui ne veut pas se sauver.

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IDÉE FIXE

Elle s'était installée un soir de novembre et n'a jamais quitté le coin du salon. C'est l'histoire d'une idée non réalisée transformée en colocataire invisible, celle qu'on évite plutôt que d'affronter. Un texte sur la paralysie de l'intention, sur comment les rêves non concrétisés acquièrent une présence quasi physique et nous enseignent à vivre avec l'inachevé.

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LA CHALEUR DU MARBRE

Une réinterprétation poétique du mythe de Pygmalion et Galatée. Pygmalion crée son chef-d'œuvre en marbre froid, et quand elle s'anime, il réalise que ce moment de transformation est aussi celui où il la perd. Ce texte explore l'amour créateur et l'acceptation du temps, de l'autonomie, de l'absence. L'artiste doit apprendre à aimer ce qui échappe au cadre qu'il a taillé.